18 juin 2012 1 18 /06 /juin /2012 20:30

 

 

 

émission sur les DYS le 24 juin 2012

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25 février 2012 6 25 /02 /février /2012 15:50

Cette exposition tourne depuis plusieurs mois dans les écoles de la ville. Nous avons très largement reproduit les travaux de la Fédération Française des DYS (FFDYS) et de l'Association Avenir Dysphasie (AAD), qui nous paraissaient meilleurs que tout ce nous aurions pu faire par nous-même.

 

Nos objectifs étaient:

- D'appuyer notre demande de création de CLIS TSL (classe d'inclusion scolaire pour les troubles sérieux du langage, voir les autres articles sur ce blog). Nous espérons pouvoir bientôt confirmer les bonnes nouvelles que nous recevons sur l'état d'aboutissement de ce projet,

 

- De sensibiliser les parents, seuls habilités à prendre l'initiative d'un dépistage du handicap chez leur enfant. Plus le dépistage a lieu tôt, moins le retard scolaire accumulé par l'enfant sera important,

 

- De lancer le débat Parents-enseignants sur ces handicaps et les difficultés scolaires qu'ils peuvent entraîner (difficultés d'apprentissage du langage, de la lecture, troubles du comportement...). Cet objectif est atteint puisque nos équipes FCPE et PEEP ont reçu un bon accueil de la part des enseignements et ont pu souvent aborder le sujet en conseil d'école,

 

- De sortir les enfants DYS et leurs parents de leur silence. Nous espérons qu'ils pourront désormais parler aux grand jour de leur difficultés et que cette parole libérée leur apportera réconfort, soutien et solutions.

 

 

Il reste beaucoup à faire pour faciliter la vie et la réussite scolaire des enfants DYS. On peut espérer que les parents engagés dans ce combat, avec le soutien de la Mairie et des associations spécialisées, oseront aller plus loin dans leurs initiatives, afin de faire de Houilles une ville modèle dans l'accueil et la réussite ds enfants DYS. 

 

 

 

 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 22:18

 

Nous avons le plaisir de vous annoncer un mercredi des parents, le 8 février 2012,  sur les DYS. Il sera animé par madame par la présidente de l’APEDYS-78,  Madame Denariaz, chercheur en Microbiologie et spécialistes de ces troubles. 

 

Il s'inscrit dans la continuité des actions entreprises depuis l'année dernière pour la création d'une Classe d'Inclusion Scolaire (CLIS) à Houilles et montre la parfaite collaboration entre la Mairie, les Fédérations de Parents et les parents d'enfants handicapés sur le sujet.

 

Nous espérons ainsi:

- sensibiliser les parents et enseignants à ces troubles, afin d'en accélérer le dépistage,

- libérer la parole et mettre fin à la "sollitude" que vivent les enfants DYS et leurs parents,

- montrer à l'Education Nationale que la communauté éducative de Houilles (enseignants, parents, Mairie) se prépare activement à l'accueil de ces enfants DYS,

 

 

Liens vers nos actions précédentes:

 

Journée des "DYS" à Houilles le 10 octobre 2011


Article du courrier des Yvelines sur une demande de CLIS à Houilles, spécialisée dans les troubles sérieux du langage.

 

Dossier de demande d'ouverture de CLIS spécialisée dans les troubles sérieux du langage, à Houilles

 

ginkgo

 

 

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10 octobre 2011 1 10 /10 /octobre /2011 22:16

Nous avons profité de la journée nationale des DYS pour organiser une petite exposition à l'école Buisson (qui fera le tour des écoles de la ville) et communiquer auprès des parents et enseignants.

Nous espérons que cette démarche permettra une meilleure détection des enfants "DYS": dysphasiques, dysorthographiques, dyscalculies, dyslexiques, dyspraxiques,  dysgraphiques, auxquels on peut aussi ajouter les Troubles Déficitaires d’Attention avec Hyperactivité (TDAH).

Nous souhaitons aussi la mise en place d'une CLasse D'Inclusion Scolaire (CLIS) spécialisée dans les Troubles Sérieux du Langage (TSL), seule structure capable de favoriser la réussite scolaire de ces élèves.

 

journée des dys à Houilles

de Gauche à Droite

 

Nicolas Lemettre (FCPE Buisson)

Sabine Doucinaud (présidente UNAAPE)

Caroline Malcuit (présidente FCPE)

Jean-Louis Revert

Adjoint au Maire, délégué aux affaires scolaires, périscolaires et à l'informatique

Fabienne Jouannic

FCPE Buisson

Laurent Senay (président PEEP)

 

 

 

 

 

 

 

 

Ci-dessous le courrier adressé aux parents, enseignants et élus de Houilles.

 

1

 

                                                                                                                               

Fédérations des Parents d’Elèves de Houilles

De

Sabine DOUCINAUD-GIBAULT, présidente UNAAPE Houilles

Laurent SENAY, président PEEP Houilles

Caroline MALCUIT, présidente FCPE Houilles 

 

 

                                                                                                                                                   Houilles, le 10 octobre 2011

 

Chers parents, chers enseignants,

 

Le 10 octobre est la journée des « DYS » : dysphasiques, dysorthographiques, dyscalculies, dyslexiques, dyspraxiques,  dysgraphiques, auxquels on peut aussi ajouter les Troubles Déficitaires d’Attention avec Hyperactivité (TDAH). Ces enfants fréquentent nos écoles et sont semblables à tous les autres. Ils souffrent pourtant de handicaps qui peuvent compromettre leur intégration au milieu scolaire, leur épanouissement et leur réussite. Ces enfants sont intelligents et parfaitement conscients de leur handicap. Malgré le courage et la volonté qui peuvent les animer, ils ont besoin d’une pédagogie et de moyens adaptés pour réussir des tâches qui paraissent faciles aux autres enfants.

 

Forts de l’expérience de parents d’enfants « DYS », il nous paraît important :

-          De contribuer à l’information sur ces handicaps, afin de rendre plus rapide leur détection et leur prise en charge,

-          De demander, en collaboration avec la Mairie, l’ouverture pour la rentrée 2012, d’une CLIS « DYS » (CLasse d’Inclusion Scolaire pour les enfants souffrant de ces handicaps) dans l’une des écoles élémentaires  de la ville. Ce type de structure a déjà prouvé sa remarquable efficacité au collège MAUPASSANT de Houilles. Elle permet aux enfants une présence alternée dans leur classe et dans cette structure adaptée,

 

Une petite exposition (dès le 10/10 à Buisson, Bréjeat et Kergomard) va faire le tour des écoles et vous offrira la possibilité de mieux comprendre ces troubles. Une information plus complète sera également accessible via l’école ou en consultant nos blogs. Enfin, une réunion d’information se tiendra début 2012. Nous sommes bien sur à votre disposition pour répondre aux questions que vous pourriez vous poser.

Nous espérons pouvoir changer le regard sur ces enfants et avoir pour eux l’ambition de la réussite scolaire.

 

 

Laurent SENAY

Caroline MALCUIT

Sabine DOUCINAUD-GIBAULT

 

 

 

Copie : Monsieur le Maire de Houilles et mesdames et messieurs les membres du Conseil Municipal

Madame l’Inspectrice de l’Education nationale de la circonscription et monsieur Bodin

 


lien vers le dossier de demande d eCLIS (sur ce blog) 

Dossier de demande d'ouverture de CLIS spécialisée dans les troubles sérieux du langage, à Houilles


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6 juillet 2011 3 06 /07 /juillet /2011 20:31

  Malgré un premier refus de l'Inspecteur d'Académie d'ouvrir une CLasse d'Inclusion Scolaire (CLIS), spécialisée dans les Troubles Sérieux du Langage (TSL), nous ne nous décourageons pas. Nous continuons notre travail d'explication du handicap et des moyens à mettre en place pour que l'école puisse y faire face. La dysphasie nécessite une pédagogie adaptée. Les CLIS (ULIS au collège) offrent les solutions les plus abouties pour les enfants handicapés, qui peuvent enfin s'épanouir et sortir des tristes contingents d'élèves en échec scolaire.

 

Ce projet est une priorité pour la FCPE, comme pour la PEEP et l'UNAAPE et nous le poursuivrons dès la prochaine rentrée scolaire.

 

Article du courrier des Yvelines:

 

Troubles du langage chez les enfants: les parents se mobilisent

 

Les parents d'élèves dénoncent un manque cruel de classe d'accueil pour les enfants handicapés dans la boucle. Notamment ceux qui souffrent de dysphasie, un trouble sérieux du langage. Ils seraient une vingtaine dans ce secteur qui n'a aucune structure pour les accueillir.

 

 

 

article courrier des yvelines sur la dysphasie à Houilles1 

 

article courrier des yvelines sur la dysphasie à Houilles2

 

 

 

Pour rappel (à lire absolument), le lien vers le dossier que nous avons remis en mai à l'Inspecteur d'Académie de Versailles.

 

Dossier de demande d'ouverture de CLIS spécialisée dans les troubles sérieux du langage, à Houilles

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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 20:29

Les CLIS (classe d'inclusion scolaire) permettent aux enfants handicapés de s'intégrer au monde scolaire, en bénéficiant d'une pédagogie adaptée.

La CLIS TSL (troubles spécifiques du langage), accueille plus spécifiquement des élèves présentant des troubles du langage oral (dysphasie). L’objectif reste l’accès aux apprentissages de base : communiquer, lire, écrire, compter. 

 

 

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Fédérations des Parents d’Elèves de Houilles

De

Sabine DOUCINAUD-GIBAULT, présidente UNAAPE Houilles

Laurent SENAY, président PEEP Houilles

Nicolas LEMETTRE, président FCPE Houilles

Fabienne JOUANNIC, maman de Joseph et Yann

  

                                                                                                        Monsieur  COIGNARD

                                                                                                        Inspection Académique des Yvelines

                                                                                                        Centre Commercial Parly 2

                                                                                                       78154 Le Chesnay Cedex

 

                                                                    

                                                                                                       Houilles, le 8 mail 2011

  

Monsieur,

 Nous sollicitons auprès de vous la création d’une classe d’inclusion scolaire (CLIS) spécialisée dans les troubles spécifiques du langage. Nous souhaitons la voir installée dans l’une des écoles de la ville de Houilles, par exemple à l’école élémentaire Ferdinand Buisson.

D’après les informations à notre disposition, le besoin existe dans cette partie des Yvelines, alors que les structures existantes sont distantes. Pourtant,  les enfants dysphasiques et dyslexiques ont besoin d’une pédagogie adaptée dès l’école primaire. Ce projet constituerait de plus un complément intéressant à celui de L’ULIS, créée en 2010 au collège Maupassant de Houilles.

Nous connaissons votre sensibilisation à la question de l’intégration des enfants handicapés dans le système scolaire. Soyez certain de votre côté que les Parents d’enfants Handicapés, les Fédérations de Parents et la Mairie de Houilles sont unis sur ce projet et seront en mesure de garantir le meilleur accueil aux enfants qui seront scolarisés dans cette classe.

Nous vous remercions de l’attention que vous apporterez à notre requête et nous tenons à votre disposition pour en parler. Nous vous prions d’agréer,  Monsieur l’inspecteur, l’expression de nos sentiments distingués.

 

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Pourquoi créer une CLIS TSL à Houilles ?

 

 

 

Témoignage de Fabienne et Nicolas Jouannic, parents de Yann et Joseph.

 

« Yann et Joseph ont 7 ans (ils sont jumeaux) et ils sont dysphasiques.

 

Ce sont des enfants courageux et très volontaires, plein de vie, toujours partants pour participer aux activités proposées.

 

Cette première année d’école primaire est très difficile pour eux et pour nous car nous sommes face à des difficultés qui nous dépassent.

En effet, malgré la bonne volonté de leurs enseignantes et l’aide de leur AVS (6h par semaine pour chacun), les difficultés d’apprentissage sont énormes et c’est pour cela qu’une orientation en CLIS a semblé la solution la plus appropriée.

Je ne vous raconterai pas les problèmes d’enseignement rencontrées par leurs institutrices car je ne suis pas compétente en la matière, en revanche, ce que je constate c’est que nos enfants sont de plus en plus submergés par l’ampleur de la tâche à accomplir (apprendre à lire) et qu’ils n’y arrivent pas.

 Pendant un temps, Yann nous disait qu’il voulait tuer tous ceux qui réussissaient à l’école et Joseph voulait y mettre le feu !

Nous avons toujours essayé de préserver chez eux le plaisir d’apprendre et d’aller à l’école mais la situation se dégrade et nous sommes impuissants.

 

Faute d’avoir une meilleure solution, ils vont redoubler leur CP, nous avons essayé de leur expliquer que c’était pour leur bien, qu’ils avaient bien travaillé cette année mais que pour eux, une année en plus était nécessaire : ils ont du mal à accepter.

 Ils ne comprennent pas pourquoi, bien qu’ils fassent leur maximum, ils vont être « punis » et ne pas rester avec leurs copains. Ils nous demandent s’ils sont « bêtes » ?

Vous pouvez comprendre notre désarroi. Que pouvons-nous faire pour qu’ils ne perdent pas confiance en eux et en leurs capacités ?

Il est de plus en plus difficile de les envoyer à l’école (Joseph pleure tous les matins, il ne veut pas aller en classe, Yann est de plus en plus agressif, il tape « facilement » ses camarades), ils sont en train de se replier sur eux-mêmes et ils communiquent de moins en moins avec les autres enfants.

Les CLIS TSL existantes sont loin de chez nous, nous ne pouvons pas leur imposer 2h de trajet journalier à 7 ans (sachant qu’ils ont deux séances d’orthophonie par semaine, une séance de psychomotricité et qu’ils sont suivis également chez une psychologue).

Leur bien-être scolaire parait de plus en plus compromis et nous n’avons aucune solution.

Les demandes existent dans la partie des Yvelines où nous habitons et nous pensons sincèrement que la  création d’une telle classe à Houilles est vraiment vitale pour la santé mentale de nos enfants. »

 

Fabienne et Nicolas Jouannic

 

Qu’est-ce que la dysphasie ?

 La dysphasie est un trouble spécifique et durable du langage (paroles indistinctes,  troubles de la syntaxe, compréhension partielle du langage oral,…) qui est reconnu comme handicap.

Il s’accompagne de difficultés d’apprentissages.

Ces troubles vont pénaliser la scolarité et de ce fait, l’insertion sociale et professionnelle personnes touchées.

La dysphasie touche près de 2 % de la population soit plus d’un million de personnes en France.

 

Les solutions proposées par l’éducation Nationale.

Les enfants reconnus dysphasiques bénéficient d’un PPS, permettant une rencontre régulière entre les parents d’élèves, les professionnels de l’Education Nationale (enseignants, psychologues scolaires) et ceux de la santé (orthophonistes, psychomotriciens).

Ce partenariat entre les différents intervenants permet  d’agir au mieux pour le bien-être de l’enfant et sa scolarité.

Mais en règle générale, cela ne suffit pas et les enfants dysphasiques se sentent en grandes difficultés face aux apprentissages que l’école leur demande d’acquérir. Plus ces apprentissages se complexifient et plus les difficultés s’accumulent pour eux ; avec des répercussions psychologiques importantes (refus d’aller à l’école, repli sur soi, agressivité,….).

L’attribution, par la MDPH, d’une AVS est une aide importante qui leur apporte un bien être non négligeable, mais le nombre d’heures attribuées n’est pas toujours suffisant, et les difficultés restent bien présentes quand les enfants se retrouvent seuls en classe.

Mêmes si les instituteurs sont bienveillants envers les enfants et font de leurs mieux pour les aider à réussir, la plupart d’entre eux sont démunis face aux troubles du langage.

Les particularités de l’enseignement aux enfants dysphasiques, surtout en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture nécessite une formation spécialisée, qui n’est pas dispensée aux enseignants de l’école primaire.

La loi sur le handicap, du 11 février 2005 préconise de mettre en place les moyens nécessaires pour scolariser les enfants atteints de handicap (quelque soit ce handicap).

Les CLIS (CLasses d’Inclusion Scolaire) ont pour mission d’offrir aux enfants handicapés un enseignement spécialisé adapté à leurs besoins.

 L’effectif de ces classes est limité à 12 élèves et les enseignants qui les prennent en charge sont titulaires d’un certificat d’aptitude professionnelle spécifique leur permettant d’appréhender pleinement les difficultés rencontrés par les enfants.

L’objectif des CLIS est de permettre aux élèves de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire normal dans un milieu scolaire ordinaire.

 

Pourquoi une clis TSL à Houilles?

 

Les besoins existent-ils dans cette partie des Yvelines ?

Nous avons la chance de disposer de données avérées sur le département (provenant de l’Inspection Académique).

Un recensement de 2011 indique 12 demandes dans cette partie des Yvelines avec des enfants habitant à Houilles, Montesson, Bougival, Le Pecq, Marly-le-roi, Achères, Chanteloup et St Germain-en-laye, ce qui représente l’effectif complet d’une classe.

Dans le 78, les clis TSL existantes se situent à Bois d’Arcy, Epones, Elancourt (voir la carte ci-dessous) et de ce fait, sont inaccessibles pour de nombreux enfants en raison du temps de trajet nécessaire pour s’y rendre.

En outre, il faut prendre en considération certains aspects de la vie de ces enfants : ils ont de 3 à 4 séances d’orthophonie par semaine, sur le temps scolaire, une délocalisation importante induit de trouver un nouvel orthophoniste pratiquant la rééducation d’enfants dysphasiques (ce qui n’est pas le cas de tous les orthophonistes).

En outre, les demandes d’orientation en clis TSL sont, de toutes façons, plus nombreuses que l’offre existante.

 

 Offrir un parcours cohérent aux enfants dysphasiques du nord-est des Yvelines

Il peut être également intéressant de  signaler qu’une Ulis TSL a été créée à Houilles (Collège Guy de Maupassant) en septembre 2010, le déroulement de la scolarité des enfants dysphasiques de la région serait grandement amélioré si tout leur cursus scolaire pouvait être assuré dans une même ville.

           

Témoignage de madame Mariaud, enseignante en charge de L’ULIS du collège Maupassant.

« Je suis en charge cette année d'une classe ULIS Collège, ouverte cette année, spécialisée dans les TSL (dyslexie, dysphasie).

Avant d'occuper ce poste, j'ai assuré le RASED en primaire.

 Je constate qu'une partie des élèves dont je m'occupe actuellement n'a pas pu (ou pas assez) bénéficier d'une prise en charge différenciée au cours du primaire. Il faut noter qu'il est extrêmement difficile pour un professeur des écoles ayant la charge d'une trentaine d'élèves de répondre aux besoins de différenciation, d'une part par manque de temps, d'autre part par manque de formation professionnelle.

  Certains élèves qui sont arrivés au collège en 6ème ou 5ème sont "en perdition". J'entends par "perdition" outre les difficultés de restitution, aussi et surtout une mauvaise image d'eux-mêmes, un refus de se mettre au travail...

 Pour plusieurs de ces élèves j'ai constaté que les difficultés étaient parfois minimes mais interférant dans tous les domaines. Une pédagogie simplement adaptée à leur profil leur a permis de renouer avec les apprentissages. Les progrès ne se sont pas fait attendre. Ils reprennent doucement confiance en eux.

Je pense que pour adapter l'enseignement au profil et également au rythme de chacun, le petit groupe est indispensable. Les élèves pris en charge en CLIS ont l'opportunité de progresser car leurs difficultés et leurs besoins sont identifiés et ils sont pris en charge assez jeunes ».

 

Tous unis pour la réussite de ce projet.

Ce projet a recueilli à Houilles l’assentiment de tous les acteurs du monde scolaire: personnels de l’Education Nationale, Elus locaux et fonctionnaires municipaux, représentants de parents, associations traitant du Handicap et parents d’enfants handicapés.

 

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Autres liens:

http://cic-lemans-5-ais.ia72.ac-nantes.fr/spip.php?article130

http://www.education.gouv.fr/cid42618/mene0915406c.html

 

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1 décembre 2010 3 01 /12 /décembre /2010 20:18

 

 

 

La FCPE constate qu'un nombre croissant d'enfants en situation de handicap ne peuvent plus bénéficier de l'accompagnement par des auxiliaires de vie scolaire (AVS) qui devraient faciliter leur scolarisation. Cette situation déplorable dégrade considérablement les conditions de scolarisation de ces enfants et l'on peut craindre pour leur avenir.

 

Car l'Education nationale, par le biais des Inspections académiques, n'applique pas ou applique de façon incomplète les décisions prises par la Commission départementale des personnes handicapées (CNDPH), concernant l'accompagnement d'un élève par un AVS.

 

La loi du 11 février 2005 relative au handicap a été une avancée majeure pour la scolarisation en milieu ordinaire des enfants en situation de handicap. Mais son application n'est pas à la hauteur des enjeux !

C'est à l'Education nationale de recruter et de former les auxiliaires de vie scolaire nécessaires.

C'est à l'Education nationale d'assurer la formation des enseignants pour accueillir les enfants en situation de handicap.

 

La FCPE dénonce le désengagement de l'Etat dans la scolarisation des enfants en situation de handicap et demande que tous les élèves, quelles que soient leurs spécificités, soient accueillis correctement dans l'Ecole de la République. 

 

Autres articles sur le sujet disponible sur ce blog dans la catégorie

 

Ecole pour tous: Handicap, AVS, PPS... 

 

... notamment les problèmes rencontrés par les parents d'Enzo pour lui trouver une auxiliaire de vie scolaire.

 

Egalement un lien vers le site libération, article du 16/11: l'école peut mieux faire,

Article libération du 16/11/2010 l'école peut mieux faire

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7 juillet 2010 3 07 /07 /juillet /2010 20:03

Avec nos amis de la PEEP, nous avons décidé d'écrire ces courriers, suite aux nombreux témoignages de parents dont les enfants handicapés rencontraient des problèmes de scolarisation.

 

Malgré la qualité des fonctionnaires, avec qui nous avons été en contact cette année, pour comprendre et traiter ces questions sensibles, nous doutons que la rentrée 2010 se déroule mieux que la rentrée 2009, faute de moyens...

 

C'est aux politiques d'intervenir pour que les moyens déployés correspondent aux objectifs définis par la loi.

 

Nous comptons donc sur Catherine Tasca (sénatrice des Yvelines) et Pierre Lequiller (député des Yvelines) pour relayer la cause des enfants handicapés au parlement.

 

ps: les parents ont reçu très tardivement leur notification pour les AVS (accord ou refus). A notre connaissance, ceci ne résultait pas d'une volonté délibérée de l'admnistration... mais d'une panne d'un nouveau logiciel informatique.

 

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3 mai 2010 1 03 /05 /mai /2010 23:00

 

 

 

Mobilisation syndicale pour les auxiliaires de vie scolaire

avr 29 2010

 

Situation de blocage pour le dossier des auxiliaires de vie scolaire (AVS). Après plusieurs mois de travail concerté dans le cadre du Conseil national consultatif des personnes handicapées (CNCPH), les organisations syndicales (CFDT, CFTC, CGC, CGT, FO, FSU et UNSA) constatent que l’engagement pris par les différents ministères de parvenir à une professionnalisation de la fonction d'AVS, à la rentrée 2010, est remis en cause.

....

 

la suite sur le site ci-dessous.

 

 

 

http://www.miroirsocial.com/actualite/mobilisation-syndicale-pour-les-auxiliaires-de-vie-scolaire

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 20:46

 

Un article qui montre la difficulté de l'éducation nationale à prendre en compte le handicap en général et l'autisme en particulier.

 

A Houilles, nous en avons fait la cruelle expérience avec le petit Enzo (voir rubrique "Ecole pour tous...").

 

C"est l'occasion de rappeler que nous restons mobilisés sur le sujet.

 

 

 

De la difficulté de scolarisation des enfants autistes

 

A l'occasion de la Journée mondiale de l'autisme, le 2 avril, deux députés UMP ont déposé, jeudi 1er avril, une proposition de loi visant à faire de l'autisme une grande cause nationale en 2011, notamment pour permettre de "développer l'accompagnement des enfants autistes, et favoriser leur intégration et leur maintien en milieu scolaire ordinaire".



Selon Marcel Hérault, président de la fédération Sésame autisme et au vu des témoignages des parents d'enfants autistes recueillis par Le Monde.fr, la marge de progression est énorme. Et les perspectives de restriction budgétaire au sein de l'éducation nationale ne donnent pas matière à espérer.

Comme beaucoup de handicaps, l'autisme peut se présenter sous de multiples formes, et le problème de la scolarisation se pose surtout pour les enfants les plus gravement atteints, avec une déficience intellectuelle. L'éducation nationale a envers eux – comme envers tous les enfants – une obligation de scolarisation, qui passe en général par l'accueil de ces enfants en classe d'intégration scolaire (CLIS).

Mais, le plus souvent, explique Marcel Hérault, "les enfants sont scolarisés seulement une demi-journée ou une journée par semaine". Certains enfants bénéficient de service d'éducation spécialisée et de soins à domicile (Sessad) ou se rendent dans un institut médico-éducatif (IME), mais, leur nombre est insuffisant et la majorité du temps, les parents doivent s'occuper seuls de leurs enfants.

DES PARENTS ESSEULÉS

Dans un témoignage au Monde.fr, Christian, père célibataire d'un enfant autiste, raconte que "les principales difficultés rencontrées concernent sa garde une fois de retour de l'IME". "Les horaires sont difficilement conciliables avec mes propres horaires professionnels, ce qui génère un frein dans ma progression, mon épanouissement professionnel, d'autant plus que je m'occupe seul de mon fils", raconte-t-il.
 

A bout, certains parents vont jusqu'au procès contre l'éducation nationale pour défaut de scolarisation. "Ils les gagnent, raconte M. Hérault, et, en général, ils reçoivent une petite indemnisation, et l'Etat met alors à leur disposition des auxiliaires de vie scolaire, mais pendant quelques mois seulement." Restent les hôpitaux de jour pour les enfants les plus atteints, mais la qualité de leur prise en charge et de leur éducation varie d'un hôpital à l'autre.

Par ailleurs, selon les formes d'autisme, la scolarisation en classe ordinaire n'est pas toujours le meilleur pour l'enfant. Quand les enfants sont scolarisés dans des classes ordinaires (par faute de place dans les CLIS), outre le rejet des autres élèves, ils souffrent du manque de formation des professeurs. "Ces enfants peuvent avoir du mal à rester assis en classe, être hyperactifs, manquer de concentration ou ne pas comprendre ce qu'on leur demande. Au final, l'enfant se retrouve souvent seul, abandonné au fond de la classe", déplore Marcel Hérault.

DES PROFESSEURS PEU OU PAS FORMÉS

"Un enfant autiste diagnostiqué est pris pour un enfant 'bizarre', coléreux, capricieux, malpoli, idiot, naïf... puisque son cerveau a un fonctionnement légèrement différent, raconte Marianne, maman d'une fille autiste. Un enfant autiste-Asperger dit tout ce qu'il pense, n'a pas de sens social, prend chaque mot au premier degré, ne supporte pas qu'on le touche, ne supporte pas le bruit... Bref, l'école est un enfer, un stress permanent pour ces enfants."

Le fils de Véronique, âgé de 4 ans et demi, est aussi victime du manque de formation en milieu scolaire. Pourtant, explique-t-elle, "cette prise en charge est très importante pour ces enfants. Nous avons remarqué une évolution fulgurante d'Arthur depuis qu'il est scolarisé. Nous attendons de l'éducation nationale qu'elle forme le personnel scolaire, qu'elle rétablisse le nombre d'agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles (Atsem) dans les classes de maternelle pour qu'enfin nos enfants puissent manger à la cantine, et qu'elle augmente les sections de CLIS pour autistes".

La scolarisation en maternelle est déjà difficile, mais la suite l'est encore plus. "A chaque étape de la scolarisation, explique M. Hérault, le nombre d'enfants autistes scolarisés chute. A l'arrivée au collège, il y a un réel goulet d'étranglement. Les unités pédagogiques d'intégration (UPI) restent trop peu nombreuses."

"L'ÉDUCATION NATIONALE EST UNE FORTERESSE"

Abla, mère d'un garçon qui aura bientôt 16 ans, explique que son enfant a été scolarisé en CLIS puis en UPI. "Il va être déscolarisé, car aucune suite logique n'est prévue pour les autistes d'un niveau intermédiaire", s'inquiète-t-elle. "Soit on lui propose des formations pour être manutentionnaire, balayeur de feuilles mortes ou menuisier, soit il sort du système scolaire et vogue la galère !", raconte cette "maman fatiguée et très en colère". "Pour les jeunes autistes qui, comme mon fils, n'ont pas un niveau académique suffisant pour entrer dans une seconde générale ou technologique, mais qui n'ont aucun goût pour des emplois strictement manuels, l'éducation nationale ne prévoit rien et s'en lave les mains proprement", estime-t-elle.
 

"L'éducation nationale ne peut pas à la fois réduire son budget et prendre en charge les enfants autistes, poursuit M. Hérault. On ne peut pas attendre un meilleur accueil des enfants handicapés alors que des classes sont supprimées. L'accueil des enfants autistes demande un coût."

La solution est, selon lui, que l'éducation nationale reconnaisse qu'elle ne peut pas tout prendre en charge. "Il faut une convention entre les IME, les Sessad et l'éducation nationale pour mettre en place un système souple, avec une institution propre, détachée de l'éducation nationale", juge-t-il, avant d'ajouter que "l'éducation nationale est une forteresse qui s'imagine qu'elle peut régler les problèmes toute seule".

C'est justement ce que Jean, père d'une petite fille autiste, dénonce. Sa fille de 6 ans est suivie par un psychologue "cognitiviste". "Le bénéfice qu'elle en retire est évident, dit-il. Mais impossible pour le psy d'entrer à l'école, car il n'y a pas d'autorisation ou de convention signée avec le rectorat. Nous demandons simplement à l'éducation nationale de s'informer de ce qui se fait ailleurs (aux Etats-Unis ou au Canada, par exemple) et d'être plus à l'écoute des parents."

Alba, la "maman en colère", explique se battre "contre un mammouth transfuge de la préhistoire". "Et moi, ajoute-t-elle, mère d'un jeune autiste qui veut continuer à apprendre l'histoire de France, la forme narrative d'une phrase et comment résoudre des équations, dans une classe remplie de camarades. Moi, j'espère bien avoir sa peau à ce mammouth !"

Hélène Bekmezian

CLIS : Ces "classes d'intégration scolaire" accueillent douze élèves au maximum et ont pour objectif de scolariser les élèves handicapés et de leur permettre de suivre totalement ou partiellement un cursus scolaire ordinaire.

Sessad : C'est un "service d'éducation spécialisée et de soins à domicile" dans lequel les professionnels se déplacent. Ils interviennent à la suite de la décision de la maison départementale des personnes handicapées auprès de certains élèves en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire ou en CLIS.

UPI : Les "unités pédagogiques d'intégration" sont des dispositifs qui accueillent, au sein de certains collèges ou de certains lycées, les enfants handicapés. Une grande partie d'entre eux viennent des CLIS.

IME : Les "instituts médico-éducatifs" sont des centres qui accueillent les enfants et adolescents atteints de déficience mentale, présentant des troubles de la personnalité, moteurs et sensoriels, ou de la communication. Ils sont différenciés par degrés de gravité de la déficience. La plupart disposent d'un internat, mais l'accueil en demi-pension est de plus en plus souvent pratiqué.

AVS : Les "auxiliaires de vie scolaire" sont des personnes qui s'occupent de l'accompagnement, de la socialisation, de la sécurité et de la scolarisation d'enfants en situation de handicap.

Atsem : Les "agents territoriaux spécialisés des écoles maternelles" sont des fonctionnaires territoriaux chargés d'assister les enseignants dans les classes maternelles.

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